Préserver les forêts du Bénin pour lutter contre le réchauffement

forêt au Benin
Plus de 79,1 ha de berges - soit 37,1 km - ont été reboisés avec des essences végétales autochtones. Photo : Giacomo Pirozzi / PNUD au Bénin

Les forêts-galeries, d’étroites bandes d'arbres poussant de chaque côté des cours d’eau, sont menacées par les activités humaines telles que le défrichage et la surexploitation. Cette situation engendre des conséquences graves comme des inondations, l’appauvrissement des communautés riveraines et une émission de CO2 plus importante due à la déforestation.

A Azohouè Ahowéssa, un village de la basse vallée du fleuve Ouémé, propice aux inondations, Elie Sèwabo, agent de développement rural, explique : « La forêt est notre richesse. Nous allons y chercher des raphias pour tresser des paniers, des plantes médicinales pour nous soigner, du bois pour la cuisson des repas et la construction des maisons, etc. Je suis peiné de voir que nous ne l’entretenons pas. On a coupé tous les arbres, le cours d’eau est rempli de sable, nous n’arrivons plus à pêcher, et quand il pleut, l’eau envahit nos maisons ».

À retenir

  • Environ 1 million de personnes bénéficient de la préservation et l’exploitation durable des forêts-galeries au Bénin
  • Plus de 79,1 ha de berges - soit 37,1 km - ont été reboisés avec des essences végétales autochtones
  • Près de 15 500 photos aériennes du territoire national permettent d’établir des cartes topographiques détaillées
  • 6362 personnes, dont 229 femmes, sensibilisées sur les mesures de gestion des inondations

C’est pour résoudre ce problème qu’un projet de préservation et de cartographie a été mis en place en 2014, avec l’appui de l’Union européenne et du PNUD.

Le projet a 2 objectifs distincts : d’une part, réduire les inondations en promouvant la conservation et l’utilisation communautaire durable des forêts-galeries et, d’autre part, doter le Bénin de photographies aériennes de haute resolution qui permettront d’établir des cartes topographiques détaillées pour la gestion forestière, la lutte contre les inondations, l'agriculture, l'urbanisme, etc…

D'un budget total de 8,3 millions d’euros, le projet permet à 13 communes riveraines de l’Ouémé, soit environ un million d'habitants, de reboiser, restaurer les berges, draguer les cours d’eau et mettre en place des micro-infrastructures de captage de l’eau.

Plus de 79,1 hectares de berge - soit 37,1 kilomètres - ont été reboisés avec une quinzaine d’essences végétales autochtones. Ces plants sont mis en terre sur une bande de 25 mètres le long des cours d’eau et permettent de freiner les débordements d’eau, tout en protégeant les terrains riverains de l’érosion et des inondations. Une trentaine de forêts-galeries sur la cinquantaine que compte la Basse vallée de l’Ouémé sont en cours de restauration.

Des activités génératrices de revenus ont été identifiées de façon participative avec les communautés comme la pisciculture, l’apiculture, la transformation agroalimentaire, ou encore la conception des foyers améliorés pour les femmes.

Les autorités communales sont aussi fortement impliquées dans la gestion du projet. Une dizaine de mairies a déjà pris un arrêté de reconnaissance légale pour intégrer les forêts-galeries au système national d’aires protégées, et sécuriser leur régime foncier. Au total, 45 agents des mairies et services en charge de la sécurité ont été formés sur la transhumance, et 145 agents des mairies et services déconcentrés ont été formés sur la prise en compte des changements climatiques dans la panification locale.

Au nombre de leurs réalisations, on peut citer l’élaboration et la réalisation d’un guide d’intégration des changements climatiques dans les plans de développement communal.

Enfin, plus de 15 500 photos aériennes ont été réalisées pour cartographier le territoire national. Désiré Djomamou, Directeur de l’Equipement Géodésique et de la Cartographie se réjouit déjà des résultats  : « Dans les années 60, lorsque la dernière cartographie du territoire national a été réalisée, …la zone nord du Bénin était caractérisée par des forêts denses. Les cartes que nous continuons d’utiliser sont en déphasage avec la réalité. Les forêts ont disparu aujourd’hui et laissé place à des infrastructures socio-économiques. La mise à jour de la cartographie aura des impacts incommensurables sur le développement ».

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